LE MAKING OF … REVELATION Chapitre2.1 : Premier défi majeur : l’étanchéité

PAR ANOUK DANTHE

Anouk Danthe et Olivier Leu, les deux fondateurs de REVELATION
Anouk Danthe et Olivier Leu, les deux fondateurs de REVELATION

A ce stade de l’histoire, les deux futurs fondateurs d’une marque qui n’a pas encore de nom comprennent déjà le premier enjeu technique que va représenter la concrétisation de leur idée : la « Montre Capot ».
En effet qui dit « capot » dit forcément « charnière ». Et qui dit « charnière », dit « gros problème » ! Et là, pas besoin d’être ingénieur pour le comprendre. Comment faire faire une rotation à une pièce mécanique tout en garantissant une étanchéité entre les deux éléments qu’elle connecte? Voilà bien ce qu’il va falloir résoudre.

Quelques amis techniciens, ingénieurs et horlogers de haut vol que nous avons consultés vont nous suggérer d’étudier des solutions diverses telles que connections magnétiques, mécanismes pris dans un soufflet étanche baigné dans l’huile, et autres joyeusetés techniques. Rien ne passe la rampe d’une rapide pré étude.
Reste également à trouver un système d’apparition innovant. Il faudra près de 6 mois de réflexions et de recherches fondamentales avant qu’Olivier ouvre une nouvelle voie d’investigation lorsqu’il imagine utiliser la polarisation comme solution pour faire apparaître et disparaître le mouvement. Enfin, grâce à cette idée va naître la première ébauche technique réaliste du système mécanique et de sa charnière. En effet, pour que l’effet apparition/disparition ait lieu, il faut impérativement deux disques polarisés placés l’un sur l’autre.
On passe d’un état opaque à un état transparent lorsque l’un des deux disques pivote. Ce qui signifie qu’il faut lui adjoindre un mécanisme comme par exemple un train d’engrenages ainsi qu’un élément déclencheur.


Courant 2006, on réalise le tout premier prototype en laiton rudimentaire qui va servir de support et de grossier mécanisme aux polarisants. On procède alors aux premiers essais en découpant des plaques de polarisants que nous collons sur les parties amovibles de notre prototype. L’idée d’une roue dentée couplée à deux vis sans fin, chacune logée dans les cornes de la future boîte de montre, naît petit à petit. On arrive gentiment à une solution acceptable.
C’est muni de ce concept de vis d’Archimède couplé à une roue dentée que nous allons nous rendre chez l’agent de brevet où une surprise de taille nous attend.
Il est donc temps maintenant trouver ce que va dévoiler cet ingénieux système, il nous faut un mouvement pour notre pièce. Car sans les spécifications techniques et volumiques du mouvement impossible d’ébaucher le moindre design de boîte.

Prochain Chapitre : Des verres polarisés sur mesure.

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