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Charles Oudin

La famille Oudin, originaire du nord-est de la France, a produit plusieurs horlogers de renom. Le premier connu, Jean Baptiste Oudin, était originaire de Clermont en Argonne (Meuse); ses fils Nicolas et Charles (que nous appellerons ici "Charles l'aîné") sont devenus horlogers à leur tour, ainsi que leurs fils respectifs. Alors que Charles Oudin l'aîné (1743 - 1803) est resté toute sa vie à Sedan (Ardennes), ville dont il est devenu le maire en 1794, il a exécuté des travaux pour l'horloger Breguet, et apparaît dans les livres de compte de celui-ci sous le surnom de "Oudin père".Charles Oudin l'aîné et son frère Nicolas ont eu chacun un fils horloger, qui ont tous deux travaillé dans l'atelier parisien d'Abraham-Louis Breguet (1747 - 1823), considéré comme le fondateur de l'horlogerie moderne. Les cousins germains : Charles, fils de Nicolas (1768 - 1840) et Joseph, fils de Charles Oudin l'aîné (1773 - vers 1842) étaient appréciés de Breguet. Pendant leur passage dans son atelier, ils ont participé à la mise au point et à la production de plusieurs de ses inventions, depuis la simple montre de souscription jusqu’aux montres perpétuelles les plus élaborées.Le mieux connu et le plus prolifique des deux, cependant, était Charles. Charles Oudin a, en particulier, développé un astucieux dispositif d’équation du temps, permettant aux montres de souscription de Breguet d’indiquer le temps vrai (heure du soleil), comme le temps moyen, universellement utilisé dans la vie courante.Lorsque, pendant la Révolution française, Breguet a fui la France pour se réfugier en Suisse, Charles Oudin (appelé "Oudin Sedan" dans les livres de compte de Breguet) a aidé Boulanger, l'assistant du maître horloger, à continuer l'activité de l'atelier. Abraham-Louis Breguet l'estimait au point de lui proposer la direction de l'atelier, une offre qui fut poliment refusée par Oudin. Breguet lui accorda également la permission - très rarement accordée - de signer ses montres "Charles Oudin, élève de Breguet". Ses œuvres peuvent, effectivement, rivaliser avec celles de son maître.En 1801 Charles Oudin établit son atelier dans le Palais-Royal, un lieu très à la mode à cette époque. Devenu l'apanage du duc d'Orléans, frère de Louis XIV, en 1692, il est resté le palais de la famille d'Orléans. En 1780, Louis-Philippe d'Orléans, le futur Philippe Egalité, y fait construire un vaste ensemble d'immeubles dotés de colonnades, de galeries marchandes, de cafés, et même d'un cirque. Bientôt devenu un lieu de divertissement très apprécié et de rendez-vous galants, le Palais Royal comptait beaucoup de boutiques élégantes. Dans ce quartier central et très en vogue, la première adresse de Charles Oudin était : Galerie de Pierre, no 65.En 1809, Charles Oudin est mentionné au numéro 52, rue de Richelieu, Palais du Tribunat[4]. De nos jours encore on peut y admirer son enseigne en mosaïque incrusté dans le pavé, où figure son titre d’« Horloger de la Marine française ».Charles Oudin restera implanté dans ce quartier toute sa vie, bien que les adresses varieront quelque peu : Galerie de Pierre, 52 (en 1811)[5]; Palais Royal, 52 (en 1812)[6]; et Palais Royal, Galerie Montpensier, 52, en 1845[7].Charles Oudin épouse en 1797 Antoinette Leroy, la sœur d'un autre horloger de renom, Basile-Charles Leroy. Ils ont un fils, Charles Raymond (d. 1867), et une fille, Elzire Marguerite. Le 30 juin 1836, Charles Oudin cède son fonds de commerce à son fils Charles Raymond, qui continue l'activité de son père.En 1899, alors sous la direction d'Amédée Charpentier, la maison est transférée au 17, avenue de l'Opéra.On remarquera que, pendant toute son histoire, Charles Oudin reste fidèle au centre historique de Paris : ses ateliers et boutiques sont situés successivement au Palais Royal, avenue de l'Opéra, et de nos jours, Place Vendôme.Vers 1857 Charles-Raymond cède Charles Oudin à un horloger nommé Amédée Charpentier. Ce dernier continue à produire des montres et pendules, sous la désignation "Oudin-Charpentier", et poursuivant son activité au Palais Royal, no. 52 et rue Montpensier, no. 30. Pendant cette période, la maison prend une dimension internationale, avec des adresses ou des représentants à Londres et New York.Amédée Charpentier devient un horloger renommé, se spécialisant dans les montres de précision, les montres compliquées et les montres de luxe. Il compte parmi ses clients le roi et la reine d'Espagne, le Pape Pie IX, L'empereur et l'impératrice de Russie, les rois d'Italie et de Grèce et l'Impératrice Joséphine.La maison Charles Oudin participe aux grandes expositions, d'abord nationales - les Expositions des produits de l'industrie française - puis internationales - les Expositions Universelles - qui ont marqué le XIXe siècle.Parmi les Expositions des produits de l'industrie auxquelles la maison participe, on peut citer celles de 1806 et 1819. En 1806, Charles Oudin reçoit une médaille pour une montre se remontant par le pendant - un exploit à l'époque. À l'Exposition de 1819, la maison expose, entre autres, une "montre à équation dont la disposition est ingénieuse"[8] qui lui vaut une citation.Charles Oudin est également présent aux Expositions Internationales de Londres en 1862 et de Paris en 1867.À ces occasions, la maison Oudin-Charpentier publie des catalogues décrivant en détail les pièces exposées[9],[10]. Parmi elles, des pendules "Duchesse" (Nos. 17 et 18, 1862) ; une châtelaine et montre en cristal de roche (No. 24, 1862) ; un chronomètre de poche à remontoir et table d'équation (No. 47, 1862) ; un régulateur de cheminée fait pour l'empereur Napoléon III (No. 1, 1867) ; une montre en nacre faite pour l'impératrice de Russie, qui l'a donnée à la princesse Dagmar, l'épouse du tsar Alexandre III de Russie (No. 38, 1867) ; et une montre à remontoir, grande sonnerie et répétition minutes, faite pour le comte de Villafranca[11] (No. 55, 1867).À cette époque Charles Oudin réalisa des montres extraordinaires pour les familles royales d’Europe. On compte parmi ses clients le tsar et la tsarine de Russie, le roi et la reine d’Espagne, le roi de Portugal et l’impératrice Joséphine, Napoléon III, le « comte de Chambord », le roi d’Italie, le roi de Grèce, le pape Pie IX[12],[13],[14],[15].Comme l'indiqueraient ses liens étroits avec Abraham-Louis Breguet, la maison Charles Oudin est marquée dès ses débuts par la recherche de la précision et de l'innovation technique. À ce titre, plusieurs montres et pendules doivent être citées :Au cours de son existence la maison Charles Oudin a compté parmi ses clients de nombreux célébrités et personnalités influentes. A l'Exposition Universelle de Londres en 1862, Oudin est cité comme étant horloger particulier de l’Empereur et l'Impératrice de France, du Pape, du Roi et de la Reine d’Espagne et de la Marine Impériale[18]. Parmi ses clients célèbres, on peut mentionner :En parallèle de son souci de la précision et de la perfection technique, la maison Charles Oudin a toujours créé des montres à la dernière mode, dont les décors riches et élégants furent élaborés par les meilleurs artisans parisiens. Parmi elles, on peut citer :De nos jours, de nombreuses pièces de Charles Oudin sont préservées dans les musées à travers le monde. Parmi elles :En 1998, Camille Berthet, également issu d'une famille d'horlogers[réf. nécessaire] reprend la marque Charles Oudin. Aujourd'hui la maison produit des montres essentiellement joaillerie. Les collections « Retro » et « Deco » sont inspirées des modèles Art déco du début du XXe siècle. La collection « Historique », avec ses montres en or et platine avec complications, évoque le passé d’horloger de la Marine de Charles Oudin. La collection « Curvex », lancée en 1999, est composée de montres entièrement serties de pierres précieuses, à la manière d’une bague. La création du modèle « Full Amazone », devenue un emblème de la maison, date de l'année 2000.Les deux filles de Camille Berthet, Claire et Carole, ont rejoint la maison, en 2005 et 2008 respectivement[réf. nécessaire].

Charles Oudin
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Infos

Fondation date

1797

Founder

Charles Oudin

Headquarter

France

Town

Paris