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Patek Philippe Calatrava référence 5227

Il suffit de regarder attentivement la nouvelle référence 5227 sous toutes ses faces pour comprendre qu’elle n’a pu être créée que par Patek Philippe. Pas uniquement parce qu’il s’agit d’un modèle Calatrava, mais aussi parce qu’elle présente un grand nombre de ces détails raffinés auxquels la manufacture genevoise a habitué les connaisseurs. Entreprise en mains familiales, Patek Philippe jouit d’une totale liberté de création pour la conception de nouveaux modèles, ce qui entraîne toujours quelques défis, notamment si ces derniers doivent remplir les exigences du Poinçon Patek Philippe. La décision de se lancer ou non dans un projet de création revient uniquement à la famille Stern, dont le destin est étroitement lié à la collection Calatrava. La famille Stern a en effet racheté la manufacture en 1932 et le premier modèle Calatrava, la référence 96, a vu le jour la même année. Depuis lors, Patek Philippe a prouvé à de nombreuses reprises que même un design exemplaire comme celui de la Calatrava pouvait toujours être retouché et optimisé. L’art des boîtiers  Les boîtiers parfaits ne laissent pas deviner toute la recherche esthétique, les difficultés techniques et la maîtrise artisanale qui se cachent derrière leur création. Le boîtier rond classique en or de 39 mm de diamètre de la nouvelle référence 5227 en est un bel exemple. Avec sa lunette légèrement concave, ses attaches incurvées et sa silhouette tout en minceur, il s’impose comme un représentant typique de la famille Calatrava. Mais son profil plat de 9,24 mm marié à un fond transparent protégé par un couvercle à charnière représente une prouesse technique sans précédent. A cela s’ajoute que l’on distingue à peine la petite «oreille» permettant d’ouvrir le couvercle et que la charnière est totalement invisible depuis l’extérieur lorsque la montre est portée au poignet. On ne la découvre qu’en examinant le boîtier de près pour lire une éventuelle dédicace gravée ou admirer, à travers le fond transparent, la magnificence du mouvement automatique de manufacture. Cette charnière invisible pose à elle seule un défi en matière de savoir-faire artisanal. Tous ses composants doivent s’adapter les uns aux autres avec précision. L’ajustage manuel du couvercle sur le fond transparent exige, lui aussi, patience et dextérité, jusqu’à ce que la cuvette se ferme avec le petit «clic» désiré, en supprimant quasiment toute jointure apparente. Mais l’exclusivité du nouveau boîtier Calatrava ne s’arrête pas là. En le regardant de côté, on découvre de fines «creusures» (gouges) incurvées allant de la carrure aux attaches. Ce décor renforce le dynamisme de la montre, tout en soulignant sa silhouette élégante et en la faisant paraître encore plus plate. Chaque creusure est d’abord taillée dans l’or massif, puis longuement polie à la main, comme la moindre partie du boîtier. Tous ces efforts se justifient pleinement pour Patek Philippe, car ils contribuent à mettre en valeur l’esthétique de la nouvelle Calatrava référence 5227. Un hommage au temps  La lunette lisse se démarque par son profil légèrement concave. Le cadran laqué crème a été conçu – comme le boîtier – en suivant le précepte intemporel du Bauhaus «la forme est dictée par la fonction». Modèle de dépouillement et de lisibilité, il se concentre sur l’essentiel. Des index appliques en or de style «bâton» marquent les heures, de petits points dorés dessinent la ronde des minutes et la date s’affiche à 3h dans un guichet avec cadre en or poli. Sur cet arrière-fond d’une grande sobriété se meuvent deux aiguilles pointues de type «dauphine» facettées en or pour les heures et les minutes, ainsi qu’une fine aiguille avec contrepoids pour les secondes. Tout cet ensemble est mis en valeur et protégé par un verre saphir légèrement bombé. Le fond du boîtier, sous le couvercle à charnière, est également doté d’un verre saphir permettant au possesseur de la montre d’admirer à volonté la mécanique qui s’y cache. Il s’agit du calibre automatique 324 S C. Son grand balancier Gyromax®  à quatre bras – doté d’un spiral Spiromax®  en Silinvar®  et battant à une fréquence de 28 800 alternances par heure (4 Hertz) – assure une stabilité et une précision de marche conformes aux exigences très élevées du Poinçon Patek Philippe (–3 à +2 secondes par jour). Comme tous les mouvements de la manufacture genevoise, ce calibre s’impose aussi par l’excellence de ses finitions, réalisées aujourd’hui encore en très grande partie à la main: ponts avec arêtes anglées selon un profil arrondi et polies, décor de Côtes de Genève, gravures dorées, rotor orné de côtes circulaires et d’une Croix de Calatrava. Cette masse oscillante est fabriquée en or massif 21 carats afin de permettre de stocker un maximum d’énergie à chaque geste du poignet. Quatre-vingt-un ans après le lancement de la première Calatrava, Patek Philippe démontre une fois de plus le caractère intemporel de cette collection de légende ainsi que la créativité de la manufacture quand il s’agit de réinterpréter cette tradition. La nouvelle référence 5227 – alliance d’un boîtier rond à l’élégance épurée et d’un couvercle à charnière parfaitement intégré – est proposée en or 18 carats jaune, gris ou rose (5N). Elle se porte sur un bracelet en alligator grandes écailles carrées cousu main, noir brillant sur la montre en or gris, brun chocolat brillant pour la version en or jaune et marron foncé brillant sur la version en or rose, avec boucle à ardillon façonnée dans le même or que le boîtier.

Auteur
Anwar Korti