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LE MAKING OF … REVELATION Chapitre 1.4 : La « Montre Capot » : Inspiration

[caption id="" align="alignleft" width="240" caption="Anouk Danthe et Olivier Leu, les deux fondateurs de REVELATION"][/caption] PAR ANOUK DANTHE Trouver une idée comme la « Montre Capot » peut sembler génial (en tout ca pour les mamans respectives des fondateurs de « Revelation ») mais il faut savoir que bon nombre de réflexions et de concepts novateurs foisonne dans les bureaux de création tant à l’interne des marques horlogères qu’à à l’externe, chez les designers indépendants. Trouver des idées saugrenues c’est même la chose la plus facile à faire dans le processus de création et production d’une montre. En effet, c’est maintenant que va commencer un parcours des plus longs et périlleux (à suivre dans les prochains 23 chapitres !!!). Dont la première étape consiste non pas à la création esthétique à proprement parler mais à la recherche conceptuelle. Cette phase est aussi faite, en général, par le designer. Mais pas toujours ! Lorsque je faisais de la création en freelance, j’ai travaillé pour un propriétaire ayant une marque horlogère portant son propre nom dont je suis comme il dit «sa potesse » (féminin de « pote « ) qui me faxait à 20 heures le soir, entre le 24 décembre et le 1er janvier, des croquis d’intention du plus bel effet pour m’indiquer sur quoi je devais créer une esthétique ! Cet homme de génie est à n’en pas douter le véritable concepteur derrière les produits qui portent son nom ! On parle donc ici, dans ce chapitre, de ces fameux croquis qui vont précéder la véritable création. A titre d’exemple et en annexe, vous pouvez découvrir en annexe de quoi je parle concernant le concept « Revelation ». Ces dessins sont les tous premiers qu’Olivier ait faits après nos réflexions de base concernant ce à quoi pouvait ressembler une « montre capot ». On voit que le capot est fixé sur une pièce carrée et non ronde (on ne se refait pas) et on y parle de cadran transparent qui deviendrait opaque. A ce stade, ni Olivier ni moi n’avions la moindre solution concernant la mystérieuse apparition du mouvement. On ne savait pas non plus quel calibre mettre dans notre pièce. La seule chose qui était sure c’est qu’on aurait un capot, qu’on l’actionnerait et que ce mouvement permettrait de dévoiler des informations contenues dans un sarcophage étanche. En effet, si l’ouverture d’une pièce pour y voir le mouvement est l’essence même des pièces savonnettes du 17e siècle (vous croyez quoi !? tout à déjà été fait dans l’horlogerie !), au 21e il est vital que cette ouverture se face en préservant le mécanisme de l’eau et de la poussière. Prochain Chapitre : Premier défi majeur : l’étanchéité

Auteur
Anwar Korti