Les montres Jaquet Droz

Année de fondation : 1738
Fondateurs : Pierre Jaquet Droz

De la maitrise des automates à la haute horlogerie

Histoire des montres Jaquet Droz

Après avoir connu la gloire et la fortune dans le monde entier sous le nom de Jacquet-Droz & Leschot, notamment grâce à leurs automates, Pierre et son fils Henri-Louis Jacquet-Droz décèdent et laissent leur société au fils adoptif Jean-Pierre. Les événements économiques de la fin du xviiie siècle provoquent la faillite de l’entreprise qui disparaît. C’est dans les années 1920 que la marque “Jacquet Droz” est déposée (et non pas, d’ailleurs “Jacquet-Droz & Leschot” comme la marque d’origine) et en 1960 un consortium d’investisseurs lance, sans succès, un produit estampillé de cette marque. En 2001, la marque est rachetée par le Swatch Group et connaît alors un “nouveau” succès. Son nom reprend celui de Pierre Jaquet-Droz et son fils, Henri-Louis Jaquet-Droz, célèbres fabricants de montres et d’automates du xviiie siècle, mais il n’existe aucun autre lien entre les deux.

La manufacture fut fondée en 1738 à La Chaux de Fonds (en Suisse) par un jeune homme de 17 ans, Pierre Jaquet Droz , horloger-mécanicien. Cet homme pourvu d’un génie créatif sans limite, se distinguera très tôt par l’adaptation d’horloges communes en y ajoutant un carillon et des jeux de flûte à peu de frais. La notoriété et la renommée de « Pierre Jaquet Droz » seront définitivement acquises lors d’un voyage en Espagne au cours de l’année 1758.

La démonstration d’une pendule dite « du berger » flattera la cour d’Espagne et l’admiration du Roy Ferdinand VI qui l’achètera. En effet, aux pieds du berger se trouve un chien gardant un panier de pommes. Lors du retrait d’un fruit, le chien aboie jusqu’à temps que l’on remette la pomme en place (source : carnet de voyage d’Abraham-Louis Sandoz, son beau-père). A partir de 1769, l’entreprise s’oriente vers la fabrication d’automates grâce au renfort de son fils “Henry-Louis” qui le rejoint dans l’entreprise ainsi que “Jean-Pierre Leschot” (fils adoptif).

Après l’achèvement de l’automate appelé le « dessinateur » vers 1773, Pierre Jaquet Droz entreprend un voyage en France afin de le présenter à Louis XV. Lors de l’exécution du dessin, un crayon à la main, l’automate souffle régulièrement sur le papier afin d’enlever les éclats de la mine. Deux dessins sont ainsi exécutés (un portrait du Roi et les portraits d’un couple, le Dauphin (futur Louis XVI) et son épouse Marie-Antoinette. Comme pour la cour d’Espagne, la famille royale sera à son tour conquise.

La Maison Jaquet-Droz s’implantera à Genève, Londres et Paris mais aussi en Russie et en Extrême-Orient (Chine et Japon). Au décès en 1791 de Pierre et de son fils Henri-Louis, Jean-Pierre Leschot prendra la direction de l’entreprise Jaquet Droz & Leschot. Les dettes de la société s’accumuleront notamment dues à des difficultés rencontrées sur le marché asiatique et son activité s’arrêtera au début du xixe siècle. Parmi les réalisations marquantes, on trouve des automates, des horloges, des montres, tabatières, oiseaux chanteurs, synchroniseurs, etc.

Depuis que la marque a été rachetée en 2000 par le Swatch Group, elle est retournée dans sa ville d’origine, La Chaux-de-Fonds, et est installée depuis l’été 2010 dans son tout nouvel Atelier de Haute Horlogerie. Ce nouveau site de 2’500 m2 a donné à Jaquet Droz un nouvel élan et se veut, à l’image de ses montres, un concentré de savoir-faire horloger et artisanal enrichi d’une âme singulière, permettant de répondre à la forte demande des marchés et des clients.

Actualité Jaquet Droz

Jaquet Droz Bird Repeater Openwork

La Bird Repeater Openwork de Jaquet Droz, une montre automate d’exception qui revendique le goût de la modernité et l’héritage de la tradition.

Jaquet Droz Lady 8

La Bird Repeater Openwork de Jaquet Droz, une montre automate d’exception qui revendique le goût de la modernité et l’héritage de la tradition.